2007-2012 : un bilan du quinquennat Sarközy ?

Rédigé par hamlet le 20 avril 2012

Si l'anti-sarkozysme est très "in", il ne serait pas juste de dire que le bilan du quinquennat de Nicolas est totalement nul : on peut citer à son crédit, par exemple, le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, le début d'une réforme des retraites, l'allègement relatif des droits de succession, ou encore la création du statut d'autoentrepreneur ou l'autonomisation des universités. 

Parmi d'autres points saillants, certains diront aussi qu'il a remarquablement "géré la crise" de 2009, sauvé les infirmières bulgares, ou interdit aux Russes d'envahir la Géorgie : ce sont plutôt des succès de communication, la crise de 2009 ayant été réglée par Gordon Brown, les infirmières négociées par les Allemands, et les tentations russes abolies par les Américains.

Au premier rang des grands points négatifs du quinquennat figurent cependant les éléments économiques, les plus mesurables : Nicolas Sarközy a accentué la pression fiscale et augmenté la dette publique dans des proportions importantes. Toutefois, la crise économique est responsable d'une part très importante de cette détérioration.

Si la critique est aisée, l'art est difficile, et la politique est davantage le lieu des compromis délicats que des solutions idéales : la difficulté de la tâche incombant au Président était grande. Il reste que Nicolas Sarkozy aura porté assez loin l'art de mentir avec aplomb. Avant les élections, son discours, frôlant le nationalisme, ne craint pas d'appeler à son secours les mânes de Péguy, de Bernanos, et même de Jean-Paul II. Il ne craint pas non plus de poser des actions symboliques fortes, comme le discours du Latran (ayant toutefois la grande élégance d'y emmener M. Bigard...), la décoration d'Hélie de Saint Marc, ou son déplacement à Domremy. Mais son action politique prend ensuite le contre-pied de discours et symboles, sans état d'âme. 

Dans la pratique contemporaine, une certaine part de mensonge peut être considérée comme consubstantielle à l'exercice du pouvoir (cf. Hannah Arendt), et nul ne s'effarouchera de telle ou telle approximation, à partir du moment où il peut être raisonnablement fait confiance sur le fond de la direction que le candidat qui se présente aux suffrages entend prendre.

Tel n'est pas le cas avec l'actuel Président, qui semble mentir d'abord à son propre camp : l'accumulation d'actes en contradiction avec le discours, de positions clientélistes, voire de malhonnêtetés intellectuelles, a sérieusement érodé le capital de confiance qu'il avait su bâtir en 2007, en utilisant sans vergogne des arguments empruntés au Front National, tout en les reniant dans ses actes. Il n'est pas impossible que ce soit précisément cette raison pour laquelle il est devenu une des personnalités les plus détestées du monde politique, ayant à la fois exaspéré la fraction de population pour laquelle toute opinion conservatrice est devenu une provocation, et perdu la confiance la fraction de population qui avait été enthousiasmée par ses discours de 2007.

Sans prétendre à l'exhaustivité, ni à la neutralité, mais souhaitant éviter le plus possible toute propagande, tentons un rappel des orientations significatives du quinquennat, en forme de bilan.


ÉCONOMIE / FINANCES

Dette publique : elle est passée de 1200 à 1600 milliards d'euro de 2007 à 2010 (elle serait de 1750 milliards en 2012), passant de 64 à 82% du PIB en 2011. Le PIB s'établissait à 2500 milliards en 2010. Evolution : ce lien.

Déficit public : il s'est accru, passant de 2,2,% à 5,2% du PIB entre 2007 et 2011. L'Etat dépense approximativement 10% de plus que ses recettes. Rapport 2010 de la Cour des Comptes : ce lien. Evolution : ce lien.

Nombre de chômeurs : passé de 8,1% à 10% entre 2007 et 2012. (près de 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, en 2012)

300 000 emplois industriels auraient disparu au cours du quinquennat, selon l'INSEE (350.000 selon les calculs de Terra Nova, 500.000 selon Marine Le Pen (profession de foi)). 

Taux de prélèvements obligatoires (impôts + taxes + cotisations sociales) : augmentation : passé de à 43.7% du PIB en 2007, puis 42.5% en 2010, il est prévu qu'il atteigne 44.5% en 2012 .

Défiscalisation des heures supplémentaires (loi TEPA de 2007). L'idée n'était pas mauvaise au départ, mais, tombant dans le contexte de crise qui a suivi, est inadaptée : il n'était plus pertinent de prendre des mesures pour "travailler plus" dans un marché en récession. Globalement, cette mesure n'aura pas été utile, et aura suscité des critiques assez unanimes.

Taxe professionnelle : Nicolas Sarkozy a effectivement supprimé cet "impôt imbécile" (Mitterrand), mais l'a immédiatement remplacée par la contribution économique territoriale.

Statut d'autoentrepreneur : il permet de lancer une activité avec des formalités plus simples et des charges proportionnelles au CA, avec une limite de 81500 euros de CA. Aussitôt, c'est le succès, reflet du dynamisme français dès que les charges sont diminuées. Ainsi, 622 000 sociétés ont été créées en 2010, dont 50% d'autoentreprises. Ce succès est assombri par l'ajout a posteriori d'une nouvelle taxe, cette fois non-proportionnelle, la contribution foncière des entreprises, qui rend plus difficile l'équilibre des petites autoentreprises (seules la moitié d'entre elles gagnent de l'argent). Autre bémol, certains employeurs ont pu demander à leurs prestataires d'adopter ce statut, pour économiser des charges sociales.

Loi de "modernisation de l’économie" (LME) : Avant cette loi, notre économie était dépassée, mais heureusement, la LME est passée par là ! (Quels titres prétentieux de ces évolutions législatives !). La "LME" avait pour ambition de «stimuler la croissance en levant les blocages structurels de l’économie». Mais les mesures annoncées, comme la libéralisation des taxis ou la fin des monopoles, ont été abandonnées. Il ne reste de la loi de 2008 que l'autorisation de deux semaines de soldes flottants par an et la facilitation de l’ouverture des supermarchés de moins de 1000 mètres carrés. Ce qui fait que nous voyons tous fleurir, spécialement à Paris, les moyennes surfaces de chez Carrefour, Franprix ou Leader Price, bien sûr ouvertes le dimanche, à la consternation de la distribution traditionnelle que la LME aura contribué à tuer au profit des grands groupes de distribution.

Fusion ANPE/Unédic : a été réalisée, et le principe n'était pas mauvais (simplification). Mais au résultat, les services proposés par Pôle Emploi sont dégradés (200 chômeurs par conseiller au lieu des 30 promis par Mme Lagarde)

Revenu de solidarité active : (RSA, actuellement de 467 euros par mois), instauré en 2009 en remplacement du RMI, il devait permettre que les revenus issus de la reprise d’un emploi soient supérieurs aux allocations sociales perçues précédemment. Mais le dispositif n'atteint pas cet objectif, en partie à cause de la complexité des systèmes d'indemnisation, et n'a pas amélioré le taux de retour à l'emploi. Au passage, sa dénomination est emblématique de dérives sémantiques intéressantes : pourquoi l'avoir appelé ainsi, alors qu'il ne s'agit pas d'un revenu, mais d'une allocation, que la solidarité n'est pas vraiment en cause, et que l'adjectif "active" est dans certains cas une antithèse choquante ?

35 heures : Dès leur mise en place, elles ont été conspuées sur tous les tons par la droite parlementaire. Elles étaient responsables de "l’effondrement de notre compétitivité", et de la détérioration de la "valeur travail". La logique imposait leur suppression immédiate dès 2007. Mais le gouvernement s'est borné à quelques réformettes sans incidence (Autorisation d'augmentation du quota d'heures supplémentaires et du forfait jour des salariés en 2008, autorisation de modulation - en hausse ou en baisse - de la durée du travail en fonction de l'activité de janvier 2011).

Rupture conventionnelle : c'est ce qui reste de l'idée initiale de mettre en place un "contrat unique" de travail, plus facile à rompre du côté employeur. Cette rupture conventionnelle permet à l'employeur et au salarié de se séparer à l'amiable, l'employeur réglant les indemnités de licenciement, et l'employé touchant l'allocation chômage. 600000 ruptures conventionnelles auraient été ainsi signées depuis 2008, dont une large part dissimule un licenciement économique ou une pré-retraite (Cahuc/Zylberberg )

Réforme des retraites (passage de l’âge légal de la retraite de 60 à 62 ans et durée de cotisation passant à 42 ans). Cette réforme a été calculée pour permettre au système – actuellement déficitaire de 32 milliards – de revenir à l'équilibre... en 2018 et si tout se passe conformément aux prévisions, et pour deux ans seulement. Il y a fort à parier pour que la réalité s'écarte des prévisions, et qu'une autre réforme soit rapidement nécessaire (Amusant, Nicolas Sarközy ne l’avait pas inscrite à son programme, mais y a été contraint par la crise).

Régimes spéciaux de retraites : le projet initial était assurer l’équité des retraites entre les salariés des services publics (SNCF, RATP, EDF, GDF) et ceux du privé. Le Gouvernement n'aura pas fait preuve ici de la même opiniâtreté qu'il en a dépensé pour le travail du dimanche : après 8 jours seulement de manifestation des cheminots (2008), le projet a été vidé de sa substance, et la configuration finale risque de coûter finalement plus cher que l'initiale (Cahuc/Zylberberg ).

Santé : La loi sur l’hôpital, instaurant les "agences régionales de santé", chargées de piloter le regroupement ou la fermeture des unités de soins pas assez fréquentées. Hausse de la contribution des assurés (nouveaux déremboursements de médicaments, et instauration d’une franchise de 0.5 euro par boîte).



Un graphique intéressant publié par l'institut des libertés (think tank libéral), comparant la France et l'Allemagne dans le ratio des PIB et de la production industrielle. On voit que le décrochage date d'avant Sarközy : il commence en 2002, sur une pente constante jusqu'en 2009, où il y a un sursaut, pour retrouver immédiatement après une pente identique.
Il manque toujours de sources fiables qui mesureraient la part de la crise, et celle de la gestion gouvernementale dans la dégradation des résultats économiques de la France. "A vue de nez" et faute de ces sources fiables, il semble raisonnable de retenir deux choses :
- la part de la crise dans cette dégradation est très importante (90% ? - "Le changement n'est plus ce que nous faisons, mais ce qui nous arrive" Finkielkraut)
- la gestion de la crise par le gouvernement n'a été ni extraordinaire, ni exécrable, si nous nous comparons aux pays de même rang dans la zone Euro, probablement simplement correcte. Si Nicolas Sarkozy affirme que "La France est le seul pays à ne pas avoir connu la récession depuis 2009 et le seul pays qui a connu chaque année une hausse de pouvoir d'achat.", ce décodage tend à dire que cette affirmation est fausse.

Dire que Nicolas Sarkozy a fait mieux ou moins bien que tout autre, reste indémontrable, hors cas extrêmes : évidemment, il a fait mieux que ce qu'aurait fait M. Poutou. A l'inverse, il est aussi évident que, quel que soit le résultat des élections présidentielles, personne n'imagine que le niveau du taux des prélèvements obligatoires va diminuer, pas plus que celui du déficit. Le prochain président, quel qu'il soit, n'aura pas la tâche facile. 



FONCTION PUBLIQUE

Non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux : engagement nominalement tenu, mais économiquement perdu. En effet, la fonction publique a bien fondu d'environ 150.000 postes en 5 ans, ce qui aurait du économiser 5 milliards d’euros sur ces 5 ans. Mais le gouvernement a redistribué cette somme aux fonctionnaires sous forme de primes et d’augmentations, si bien que l’Etat n’a économisé finalement qu'environ 400 millions d'euros. 

Accroissement de la fonction publique territoriale : Pendant ce temps, les collectivités locales ont accru leurs embauches : 86 000 agents en 2007 (+ 5%), à peine moins en 2008 (+ 3,8%) et 2009 (+ 2%).

Maintien du caractère collectiviste de l'économie : On a pu dire que la France était "une URSS qui avait réussi". Le quinquennat de Nicolas Sarközy, annonçant des valeurs plus libérales, n'a rien changé sur ce point : la fonction publique est demeurée à un haut niveau (entre 1 salarié sur 4 et 1 salarié sur 5, selon les chiffres, est fonctionnaire), le taux de prélèvements obligatoires est resté parmi les plus élevés du monde.

Maintien des discriminations salariales entre secteur privé et secteur public : Le salaire moyen des fonctionnaires est 45% plus élevé que le salaire moyen du secteur publique. Il faudrait ajouter à cet écart les avantages de la fonction publique en matière de retraite (âge de départ 52-57 ans contre 60-62 ans - alignement prévu en 2017 seulement; base de calcul de la pension, 6 derniers mois contre 25 ans; distribution de trimestres gratuits réservés à la fonction publique; niveau de retraite garanti uniquement pour la fonction publique; taux de cotisation employeur de 66% dans le secteur public pour les fonctionnaires civils d'état -payé par le contribuable- , contre 16% dans le privé; majoration famille nombreuse plus élevée dans le public que dans le privé; mise sous condition de la pension de réversion uniquement pour le privé). Il faudrait aussi chiffrer l'avantage que procure la sécurité de l'emploi accordée au secteur public.


Police : le nombre de policiers / gendarmes aurait baissé, mais il reste difficile de savoir dans quelle proportion : l'Etat ne connaît pas exactement, à l'instant T, le nombre des fonctionnaires qu'il emploie (sic), et la fusion police/gendarmerie complique les choses. Une diminution d'une dizaine de milliers de postes est cependant probable.


EUROPE / MONDIALISATION

Ratification du Traité de Lisbonne par le Parlement français en 2008 , copie quasi conforme de la constitution européenne rejetée par les Français lors du référendum de 2005. Nicolas Sarkozy avait pourtant assuré, lors du débat l’opposant à Ségolène Royal à quelques jours du second tour de 2007, qu’il ne reviendrait pas sur le « non » des électeurs français.

« 2009 peut-être l'année de naissance d'un nouvel ordre mondial. Nous irons ensemble vers ce nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer » Nicolas Sarkozy, 16 janvier 2009 / « Aidez-moi à construire cette France qui entraînera le monde sur la voie d'un nouvel ordre mondial » Nicolas Sarkozy, 22 mars 2012


ARMEE / DEFENSE / SÉCURITÉ

Dans le discours prononcé le 7 mars 2007, Nicolas Sarkozy promettait la modernisation de la dissuasion « assurance vie de la nation », la construction du second porte-avions, l’instauration d’un service civique obligatoire. Ces trois objectifs n'ont pas été atteints.

Dans les opérations militaires majeures du quinquennat, hors interventions des FS sur les diverses prises d'otage, on peut retenir :

    • la décision de participer à l'opération EUFOR Tchad/RCA (qui prendra fin le 15 mars 2009). 1700 soldats français y prennent part.
    • l'annonce en novembre 2007 de notre participation aux opérations afghanes : 2000 soldats sont déployés sur le théâtre, 1000 de plus en mars 2008, passant à 4000 en 2010, annonce d'un retrait graduel en 2011.
    • mars-avril 2011: opérations militaires françaises en Côte d'Ivoire pour neutraliser Gbagbo et mettre en place Ouattara.
    • mars 2011: opérations aériennes et maritimes contre la Libye.

Budget de la Défense : il est resté stable de 2007 à 2010 (aux alentours de 2.3% du PIB), mais a baissé en 2011, pour être réduit à 1.6% en 2012.

Suppression de 54.000 postes dans la Défense, conséquence de la RGPP (révision générale des politiques publiques), avril 2008. Les effectifs passent de 340.000 (dont 78.000 civils en 2007 à 313.000 (dont 72 000 civils) en 2010. Les autorisations d'emploi (ETPT) pour le ministère de la Défense passent de 437.000 à 293.000 entre 2007 et 2012 .

Retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN (De Gaulle en était sorti en 1966), nous remettant dans la dépendance à la politique étrangère américaine, pour un coût annuel estimé à 100 millions d'euros (mars 2009)

Les infirmières bulgares. Cinq infirmières et un médecin bulgares arrêtés en Libye sont libérés (juillet 2007) Carla est envoyé en ambassadrice de charme, pour faire croire que c'est la France qui a libéré les otages. En fait, cette libération avait été négociée bien avant, par les Allemands, qui se sont ici fait couper l'herbe sous le pied par Sarközy. Et qui l'ont toujours considéré, ensuite, comme un voyou.

Géorgie : intervention dans la crise Géorgienne, en tant que président de l'union européenne. Comme pour le coup des infirmières bulgares, Sarközy a fait croire qu'il avait réglé la question. Dans les faits, les Américains avaient envoyé un bateau de guerre juste devant Tbilissi, ce qui a fait comprendre aux Russes qu'il s'agissait vraiment d'un casus belli.

Sécurité : le gouvernement fait état de chiffres statistiques satisfaisants, mais qui ne semblent pas représentatifs. Ils sont contredits par l'augmentation du nombre de détenus (58.000 en 200767.000 en 2012) Une très large majorité estime que l'insécurité augmente (81% des personnes interrogées estiment que la délinquance en France a "plutôt augmenté" depuis 10 ans - Sondage Terra-Nova / Opinion Way publié le 6 décembre 2011).

La loi Dati de 2009 supprime l’incarcération pour les condamnations allant jusqu’à 2 ans fermes (2009) et vient rendre illisible la loi sur les peines planchers de 2007. Condamner plus pour incarcérer moins ?

Réforme de la carte judiciaire. En attente d'appréciation (fev 2008)


ENSEIGNEMENT / RECHERCHE / UNIVERSITES

 Loi sur l’autonomie des universités : depuis 2009, nos universités sont autonomes, leurs présidents peuvent gérer leur budget, embaucher leurs enseignants à des salaires libres, et faire appel à de l’argent privé via des fondations. C'est plutôt une réussite.

 Crédit impôt recherche : le crédit impôt recherche permet de déduire 30% des investissements R&D des entreprises, pour un coût de 5 milliards par an. Dans la réalité, il s'agit pour une part d'un allègement fiscal, les investissements pris en compte n'ayant pas toujours un rapport direct avec la recherche. Le plus gros bénéficiaire est... la Poste ! Plutôt que de distribuer des béquilles aux entreprises, le Gouvernement ferait mieux de ne pas leur couper les jambes.


IMMIGRATION / IDENTITE

Acquisition de la nationalité Française : en hausse, passant de 133 000 par an en 2007 à 143.000 en 2010 (92.410 en 1995, 123.000 en 2002).
Nombre de titres de séjour : augmente régulièrement, passant de 175000 en 2007 à 190000 en 2009 . Il s'établirait aujourd'hui à plus de 200.000.
Suppression de la "double peine": loi prise à l'initiative de Nicolas Sarkozy en 2006 alors qu'il était ministre de l'intérieur. Cette loi abroge l'automaticité de l'interdiction de séjour en France pour les étrangers condamnés pour un crime à l'issue de l'exécution de leur peine.
« La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police ou d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique. » (N. Sarkozy à Grenoble, juillet 2010). Un amendement prévoyant d'étendre la déchéance de nationalité aux français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre ou tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique est rejeté par le Sénat - alors à droite - en février 2011.
« Si la France a des racines chrétiennes, elle a aussi des racines juives. La présence du judaïsme est attestée en France avant même que la France ne soit la France, avant même qu'elle ne soit christianisée. [...] Oui le judaïsme fait partie des racines de la France et chaque Français, quelle que soit sa confession ou son origine, peut en être fier. » 9 février 2011 - 26° dîner annuel du CRIF.
« Je pense que les Français attendent une France d'après. (...) C'est une France où l'expression "Français de souche" aura disparu . » (Conclusion du livre de Nicolas Sarkozy « Témoignage » publié en juillet 2006, p. 280).

Lecture obligatoire de la lettre d'adieu de Guy Môquet, résistant communiste, dans les lycées (mai 2007, mesure abrogée par la suite)

Au cours du dîner du CRIF 2008, Sarkozy propose de « confier la mémoire » d'un victime de la Shoah à chaque élève de CM2 (proposition annulée sur avis défavorable de Simone Veil)

Réforme des manuels d'histoire : François Ier, Henri IV, Louis XIV et Napoléon sont réduits à leur plus simple expression dans les programmes 2012, au profit d'éléments de l'histoire du monde, par exemple des empires africains Songhaï et du Monomotapa.

Droit de vote des étrangers : « A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter lors des élections municipales, sous réserve de réciprocité du pays d'origine. » Interview de Sarkozy au CRAN, février 2007. Mais cette proposition ne figure pas dans le programme actuel du candidat.

Simplification des procédures de naturalisationen induisant l'augmentation. (2009)

Accueil de chrétiens Irakiens après l'attentat de la cathédrale de Bagdad.

Suppression du terme "Mademoiselle". Pourquoi cette nouvelle déconstruction, qui porte bien plus atteinte à la culture qu'elle n'en a l'air ? (Circulaire Fillon sur ce lien)

Transformation de Mayotte en département français, ce qui permet l'immigration facile des Comoriens. (nov 2010)

« Toi, Philippe, tu as de la chance, tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid, je ne m'intéresse qu'à l'avenir.» Discussion rapportée par Philippe de Villiers dans l'ouvrage d'Eric Branca et Arnaud Folch, Le mystère Villiers (2006).


DÉFENSE DE LA VIE

Voir ce tableau comparatif des candidats établi par l'Alliance Vita, et cet autre ;

Possibilité d’inscrire sur les registres d’état civil les enfants nés sans vie (août 2008).

Les sénateurs refusent d’autoriser les pharmaciens à délivrer des pilules contraceptives sans ordonnance (mai 2009)

Création en février 2009 d’une allocation journalière de 49 euros limitée à trois semaines qui permet à un proche d’accompagner à domicile une personne en fin de vie.

Signature d’un arrêté concernant le dépistage de la trisomie 21, contraignant les médecins et les sages-femmes à proposer le dépistage à toutes les femmes enceintes (juillet 2009, complété en février 2010)

 Nicolas Sarkozy s'entoure de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, promoteur de l'IVG, et de Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille, promoteur de l’euthanasie et l'homoparentalité. "Les crédits allant à l’éducation sexuelle et à la prévention sont reconduits : je salue les centres du Planning familial, leur implication est exemplaire pour assurer la gratuité et la confidentialité de la contraception. J’ai demandé à l’IGAS de me faire des propositions pour les conforter. Les crédits qui sont attribués aux associations travaillant en ce domaine ne seront pas réduits. Pour améliorer l’accès à l’IVG j’ai fait relever le forfait au niveau du coût, ce qui représente en moyenne un doublement (…) La grossesse non désirée est une souffrance, l’avortement est un moyen de diminuer cette souffrance" (R Bachelot, discours au Sénat, juin 2010). Mme Bachelot demande en juillet 2010 à la direction des hôpitaux de Paris d’ "améliorer l’organisation de ses centres d’orthogénie et garantir l’accessibilité à l’IVG" . Elle promit en mars 2010 une revalorisation de 50% du forfait IVG (promesse non tenue à ce jour - Actuellement, le coût forfaitaire d'une IVG varie de 190 à 450 euros. Sa prise en charge varie de 70% à 80%, le solde étant à la charge de la patiente, ou de sa mutuelle éventuelle. L'IVG est couverte à 100% pour les mineures et les personnes disposant de la CMU.)

Remboursement à 65 % des pilules abortives dites "du surlendemain".En prime, l'amalgame consistant à faire passer un produit abortif pour un moyen de contraception (Septembre 2009)

Adoption de la loi de bioéthique en juillet 2011, comportant adoption du diagnostic préimplantatoire et la recherche de la trisomie 21 (eugénisme d'état). Maintien de la recherche sur les cellules embryonnaires, impliquant la destruction d’êtres humains à l’état prénatal (Le gouvernement avait cependant doublé le budget de recherche sur les cellules souches issues du cordon ombilical en décembre 2009).

Euthanasie : Sarkozy y est plutôt opposé, sa position demeurant peu claire.


FAMILLE

 Le Ministère de la Famille devient un simple Secrétariat d’Etat dès 2007.

Baisse des allocations familiales en 2008. Minoration poursuivie en 2012

Tentative de suppression de la carte SNCF familles nombreuses (Avril 2008)

Loi Alliot-Marie sur la simplification du divorce . Le mariage est considéré comme un simple contrat privé (Mai 2010)

Suppression de l’avantage fiscal pour les jeunes mariés (Septembre 2010)

En avril 2011, un tribunal français reconnaît la filiation d’une mère porteuse inséminée à l’étranger. Toutefois, l'interdiction des mères porteuses a été maintenue en mai 2009.

 Doublement du nombre de distributeurs de préservatifs dans les lycées

 Fiscalité du PACS : alignée sur celle du mariage (octobre 2009)

POLITIQUE / SOCIETE

Campagne Présidentielle de 2007 : Simone Veil, Rapporteur de la Loi qui porte son nom, est Présidente du Comité de Soutien de Nicolas Sarkozy « .. .mais la France mes chers amis, elle a la voix, elle a la figure, elle a la dignité d'une femme, d'une mère, rescapée des camps de la mort, qui s'écrit en 1974 à la tribune de l'Assemblée : 'nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300 000 avortements clandestins qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays'. Ce jour-là la France s'appelle Simone Veil et c'est l'honneur de la France et de la République. » Meeting d'inauguration de la campagne électorale de N. Sarkozy, Paris Porte de Versailles, janvier 2007

Théorie du genre : enseignée dans les manuels de SVT en classe de 1ère depuis septembre 2011 

Extension du travail le dimanche : Amendement Debré à la LME (dit ConfoKea), puis loi Mallié d'août 2008 - Dérogation au principe du repos dominical dans les communes, zones touristiques, thermales et grandes agglomérations. Aucun avantage économique de cette mesure n'a été démontré. Juste avant la fin de mandature, le travail du dimanche est étendu unilatéralement à un secteur supplémentaire (bricolage), sans aucune nécessité économique ou électoraliste. 

Kadhafi reçu en grande pompe à l'Elysée en décembre 2007, puis participation aux opérations de destruction du régime Libyen. 

Satisfaction à l'entrée de Simone Veil à l'Académie Française en 2010, exclusion violente de Boutin du Gouvernement, exclusion de l'UMP de Vanneste en 2012, pour son "obsession anti-homos

Ouverture (à gauche seulement) le lendemain de son élection de 2007 : « Comme vous le savez, j’ai fait l’ouverture, je reste très attaché à l’idée d’ouverture » . Nicolas Sarkozy, 12 avril 2012. Inaugurant le concept de "gouvernement d'ouverture", il y a intégré des personnalités de gauche (Bernard Kouchner, Fadela Amara, Frédéric Mitterrand , Eric Besson, Martin Hisch, Jean-Marie Bockel), quelquefois scandaleuses (Frédéric Mitterrand), tout en excluant soigneusement toute ouverture à droite, désignant ainsi les valeurs sarko-compatibles, et celles qui ne le sont pas.

Racket des automobilistes : autoroutes , stationnement , radars , éthylotests ...

Jean Sarkozy, étudiant en seconde année de droit, bombardé à la présidence de l'EPAD, le plus gros quartier d'affaire d'Europe (oct 2009 - l'intéressé finira par renoncer)

Carla Bruni-Sarkozy,  ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, se retrouve mêlée au scandale financier de la campagne de communication Born HIV Free, dont le bénéficiaire est Julien Civange, un de ses amis proches (janvier 2012)

CULTURE

Nomination de Frédéric Mitterrand, neveu de François, auteur sulfureux, au ministère de la Culture; Nomination de Philippe Val à la tête de France-Inter. Philippe Val est éditorialiste à Charlie Hebdo, et proche de Carla Bruni. Nomination de Jean-Luc Hees à la tête de Radio-France, ami de Val.




BONUS : DES REFORMES QUI AURAIENT ÉTÉ INTÉRESSANTES

Cumul des mandats: il devient urgent de prévoir une loi qui interdit les cumuls de mandats, les situations de conflits d'intérêt entre un mandat public et une situation privée, et qui limite les durées de mandat, toutes causes naturelles de corruption.

Interdiction des sondages politiques : c'est une idée récente (avril 2012) de Basile de Koch (non, elles ne sont pas toutes mauvaises !). Cela part de la constatation suivante : les leaders politiques, pour construire leurs discours, ne cherchent pas à présenter leurs idées et en débattre, mais à construire un discours en fonction des effets présumés de ce discours sur les pourcentages d'opinions repérés dans les sondages. En simplifiant, ils sont soumis en permanence à la tentation de raconter n'importe quoi, pourvu que cela rapporte des électeurs. Les sondages politiques étant devenue une cause naturelle de perversion de la démocratie, ils devraient être, sinon interdits, au moins sévèrement encadrés.

Il en va de même pour les sondages qui sont opportunément publiés pendant la discussion d'un projet de loi à l'Assemblée, par exemple, ou avant une élection présidentielle - là, ce n'est plus une idée de Basile. A l'examen, beaucoup de ces sondages sont réalisés ou commandés par des entités, groupes de pressions, partis, qui ont intérêt à faire évoluer la législation dans un sens ou dans l'autre, ou ayant partie liée avec le mode politique, industriel ou financier. L'un des exemples emblématiques de cette dérive demeurant le sondage bidonné du JDD sur le travail du dimanche. Compte tenu de l'impact de ces sondages à la fois sur l'opinion publique et sur le législateur, ainsi que de la facilité à biaiser les résultats, la réalisation d'un sondage devrait faire l'objet d'un encadrement sévère, tendant à en garantir la transparence et l'objectivité.

(Merci à GduP, à l'auteur du tableau de BG, notamment, à zissu pour son commentaire)

Classé dans : Politique - Mots clés : aucun - 25 commentaires

25 commentaires

#1PLR • lundi 22 décembre 2014 à 00:55

Un autre bilan, sur le lien.

#2 • Bourdin • vendredi 26 septembre 2014 à 18:20

Un petit souvenir de <strong>2012</strong> ?!<div><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/vlo-OhIsPbc" frameborder="0" allowfullscreen=""></iframe></div>

#3 • Eric de Montgolfier • mercredi 24 septembre 2014 à 20:19

Bien pauvre paraît notre pays qui, se cherchant un sauveur, ne semble disposer d’autre ressource que d’ouvrir les vieux placards de la République. Il y a quelque chose de pathétique dans cette démarche, l’aveu d’une démocratie à bout de souffle qui ne trouve plus de femmes et d’hommes neufs pour assurer sa survie. À moins qu’elle ne révèle une confiscation du pouvoir par ceux qui l’exercent ou l’ont exercé et ne peuvent se résoudre à le perdre, moins encore à en être définitivement privés. Alors plus rien ne compte, surtout pas les échecs ; ils sont sublimés par de nouvelles promesses, non pas d’action, mais de renouveau personnel cette fois. Une manière de ne pas remettre réellement en cause des choix qui avaient montré leur faiblesse, voire leur inanité. Rien qui puisse sérieusement donner l’espoir. Juste les mêmes recettes confiées à un cuisinier doté d’un tablier neuf et qui pourraient révéler une autre saveur. Il y manquerait toujours l’humilité.

#4 • DN • mardi 23 septembre 2014 à 16:17

Ce n’est pas de moi, mais je partage à 100%.

DN


– 210 000 immigrés par an
– Ouverture à gauche
- Evolution de la fin de vie vers la notion de « mort dans la dignité »
– RSA
– Grenelle de l’Environnement
– Discours sur le métissage de 2008
– Traité de Lisbonne contournant le referendum anti européen des français
– 600 milliards de dette publique
– Réintégration du commandement intégré de l’OTAN
– Guerre en Libye
– Maintien de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture malgré la preuve de sa pédophilie
– “Débat” sur l’Identité nationale où Éric Besson déclare : “La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage.”
– Revirement contre la Syrie de Bachar el-Assad en 2011
– Suppression du bouclier fiscal en 2011
- Abandon de la suppression des 35h
- Capitulation devant la CGT sur les retraites EDF/SNCF…etc
– Abandon de la suppression des IUFM
– Continuation des prières de rue musulmanes malgré les déclarations de Claude Guéant
– Tentative de placement de son fils à la tête de l’EPAD
– Abandon des mandats de dépôt pour les condamnations de moins de 2 ans ferme
– « Je pense que les Français attendent une France d’après, une France où l’expression « Français de souche » aura disparu. » (Livre Programme, juillet 2006)
– Enseignement de la “théorie du genre” au lycée
– Exclusion de Christian Vanneste de l’UMP et retrait de son investiture aux élections législatives pour des propos historiquement exacts
– Exploitation de la fausse thèse du “tueur d’extrême-droite” lors des attentats de Mohamed Merah à Toulouse et Montauban en 2012
– « L’islam, c’est le progrès, la science, la finesse, la modernité » (Déclaration lors de l’inauguration de la collection des arts de l’islam au Louvre, en 2008)
– Mayotte département français
– Lettre de Guy Mocquet dans les écoles
- Comptes de campagne frauduleux
Etc.

#5 • SQ • vendredi 18 mai 2012 à 12:15

Promesses de Sarkozy en 2007
(extraites des pages "Ensemble tout devient possible" sur le site Sarkozy.fr. Pages opportunément supprimées en 2010 au cas où des esprits malveillants tenteraient un bilan).
1. Mettre fin à l'impuissance publique
2. Une démocratie irréprochable
3. Vaincre le chômage
4. Réhabiliter le travail
5. Augmenter le pouvoir d'achat
6. L'Europe doit protéger dans la mondialisation
7. Répondre à l'urgence du développement durable
8. Permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement
9. Transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite
10. Une école qui garantit la réussite de tous les élèves
11. Mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux
12. Sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation
13. Maîtriser l'immigration
14. De grandes politiques de solidarité, fraternelles et responsables
15. Fiers d'être français

#6 • Clem • lundi 07 mai 2012 à 01:50

Une autre ?

Le 23 février 2006 à Lyon, lors d’un meeting de campagne :

« L'autre jour, je m'amusais (…) je regardais le programme du concours d'attaché d'administration. (…) Il y a un sadique ou un imbécile, choisissez, qui avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »

#7 • Clem • dimanche 06 mai 2012 à 00:27

Trouvé sur le net, quelques citations de NS......


Nicolas Sarkozy , dans son intervention télévisée du jeudi 20 septembre 2007 :

"Je crois à une politique fondée sur l’effort, sur la libéralisation des possibilités de travail pour nos compatriotes. Pourquoi je demande qu’on puisse, si on le veut, travailler le dimanche ? Parce que c’est des journées de travail, c’est des possibilités de vendre plus, c’est des possibilités de créer des richesses."



Nicolas Sarkozy, Face aux Chrétiens, Radio Notre Dame 26 avril 2007:

"J’essaie d’être un homme de sincérité, ou d’authenticité. Je préfère ça au mot vérité parce que le vérité … Forcément, chacun a sa vérité. J’essaie d’être authentique."



Nicolas Sarkozy, 24 juin 2003, devant les représentants de la franc-maçonnerie:

"La franc-maçonnerie est chez elle au ministère de l'Intérieur, parce qu'il y a peu de familles de pensée qui s'identifient aussi bien à la République "



Nicolas Sarkozy ,Le Figaro 31 janvier 2007:

"Le député UMP Christian Vanneste, condamné pour des propos homophobes, ne sera pas réinvesti aux législatives. Je condamne fermement ce qu’il a dit.Je ne veux ni de près ni de loin être associé à des propos homophobes"



Nicolas Sarkozy ,France Inter 2 mai 2007 :

" Dans mon discours du 14 janvier, porte de Versailles, j'ai rendu hommage à Simone Veil qui me soutient avec beaucoup de force. Naturellement la loi de 1974 sur l'interruption volontaire de grossesse est un progrès."



Nicolas Sarkozy dans un entretien au Figaro je du jeudi 11 oct 2009 défend le touriste sexuel en pays pauvre qu'est son ministre de la culture :

« - A vos yeux, l'affaire Frédéric Mitterrand est-elle désormais close ?

- Je suis président de la République. Je dois défendre certaines valeurs. Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie. C'est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument. Quand je vois le porte-parole du PS, emboîter le pas à Marine Le Pen et avec quel enthousiasme ! Je me demande où sont passées les valeurs humanistes de ce grand parti républicain. »



Nicolas Sarkozy ,le 27 mai 2010 , à l’Institut Protestant de théologie de Paris:

« Le protestantisme fait partie de notre histoire , (...).Comment ne pas penser à ce que disait ici-même Jules Ferry lorsqu’il inaugura en 1877 les locaux que l’Etat venait d’offrir à la nouvelle faculté de théologie protestante de Paris ? « Le protestantisme a été , dans l’histoire moderne , la première forme de la liberté (…) La Révolution de 1789 (…) a été faite en partie pour vous : elle est pour vous la date de l’affranchissement définitif »

#8othello • samedi 28 avril 2012 à 11:14

@zissu : Je suis entièrement d'accord avec vous pour ce qui est du premier point, le poids de la crise.Je n'ai pas réussi à trouver de document fiable qui indiquerait la part relative de la crise, et celle de la gestion gouvernementale, dans la dégradation des résultats, mais il paraît raisonnable "à vue de nez", de dire d'une part que le poids de la crise a été très important, et d'autre part que la gestion de cette crise n'apparaît ni exceptionnelle ni exécrable, mais plutôt moyenne. Je vais rajouter cela dans le corps de l'article.Pour ce qui est du second point, je ne suis pas totalement d'accord avec vous. Rejeter sur tel ou tel autre la responsabilité d'immobilismes supposés, c'est aussi faire le procès de la médiocrité de son intelligence politique, et de sa ténacité ou de son courage : par exemple, la capitulation au bout de 8 jours sur la question des régimes spéciaux montre plus, à mon sens, une mauvaise évaluation de la question posée, et un manque de ténacité, que la défense des privilèges. Le Gouvernement a su monter beaucoup plus de ténacité, voire d'autisme, sur la question du travail du dimanche, par exemple.

#9zissu • samedi 28 avril 2012 à 09:56

Votre analyse est fouillée mais elle fait abstraction de deux elements à mon avis fondamentaux :
1 Dès le début du quinquennat, la France comme toute Europe a subi deux crises (2008 et 2010, la dernière pas finie) qui dépassent en intensité la terrible crise de 1929. En cette circonstance, la France fait mieux (ou moins pire) que la plupart des pays européennes.
2 Parmi les réformes non entièrement abouties, il faut tenir compte de la spécificité française : touche aux privilèges, mais pas aux miennes, sinon nous serons tous dans la rue. Sarkozy a eu un certain courage, il n'était surement pas suicidaire.

#10 • BdC • jeudi 26 avril 2012 à 11:38

Le plan de bataille des financiers, quel que soit le résultat des élections ?
(Nicolas Doisy, chief economist Chevreux/CA)

Impressionnant :

http://player.vimeo.com/video/40577072

#11othello • mercredi 25 avril 2012 à 10:00

@Vincenzo de P : oui, c'est un texte intéressant, mais qui part du présupposé de la sincérité des programmes présentés par les candidats, et spécialement du candidat UMP. J'ai du mal à y croire, au regard des actions posées.

#12Steph • mardi 24 avril 2012 à 21:48

Je préfère celui là :

http://www.libertepolitique.com/Nos-actions/Agir-avec-Liberte-politique/Signez-le-manifeste-des-electeurs-chretiens

#13 • François • mardi 24 avril 2012 à 21:46

Et même Frigide s'y met : http://www.professiondefoi2012.com :)

#14 • Vincenzo de P • mardi 24 avril 2012 à 21:35

Que Sarko ne soit pas le candidat idéal, personne ne le discutera…..

Malheureusement, ce n’est pas le sujet : il s’agit que de la politique du moins pire. http://ab2t.blogspot.co.uk/2012/04/des-cures-communiquent.html

Libre à vous de contribuer à la victoire de Hollande…

#15 • Avenir 2012 • mardi 24 avril 2012 à 19:52

"La vie politique en France est dominée par deux grands partis de gauche, dont l'un s'appelle la droite" (Diesbach approximatif)

#16 • Steph • mardi 24 avril 2012 à 15:47

La france est globalement "à droite", et le seul moyen pour un type qui voudrait la faire avancer à gauche, ce serait de lui faire croire qu'il va aller à droite, mais "en vrai", d'aller à gauche.

Pour moi, c'est le résumé des 5 années de sarkozie.

#17 • Cosaque • lundi 23 avril 2012 à 21:28

@Marc

Je n'ai lu que votre partie sur Kadhafi mais ça m'a fait -désolé- doucement rire. Vous parlez de son accueil à Paris comme d'une "récompenses"... soit. Je maîtrise pas cet aspect. Mais bon, en guise de récompense suprême pour toutes ces belles et bonnes - elles le sont ici- actions de Kadhafi,le dessert à été de le faire sauter ? ! C'est pas cohérent du tout votre affaire...

Il y a très probablement une certaine duplicité de notre dernier président...

#18 • Vincent B • lundi 23 avril 2012 à 10:02

Horreur, j'avais déjà voté.
Je peux aller rechercher mon bulletin dans l'urne et le changer ?
Amités.
Je suis en plein dans la relecture de mon livre sur ce que (ne) disent (pas) les manuels d'histoire.

#19 • Jean • lundi 23 avril 2012 à 09:59

et bé les sondeurs professionnels se sont bien plantés entre Marine et Melanchon !!
J'ai pas un gd amour pour Marine (idem que pour son papounet d'ailleurs) et je pensais qu elle serait la 3° mais de là à enfoncer Melanchon comme cela, alors la bravo!
Bravo Bayrou et Joly !!aussi nierk nierk...c'est le moment ou Nicolas Hulot doit savourer sa biere!

Oui on peut avoir divergence d 'analyse ... mais on n a jamais vu un gouvernement dit de 'droite' defaire une reforme sociétale de gauche, donc autant agir à la source et empecher autant que possuible cette reforme.
Bon les résultats ds 2 semaines et de toute maniere il restera les législatives pour se defouler ensuite !!

#20othello • dimanche 22 avril 2012 à 19:12

@Marc : en effet, je ne prétends pas à l'exhaustivité, mais me limite aux orientations de fond.Il ne s'agit ni de dire que NS n'a rien fait, pas plus que de reprendre sans vérifications les divers mails de propagande que nous avons tous reçu, ni non plus de présenter des éléments qui ne sont que des actes sans conséquence.


Par exemple la fusion du trésor et des impôts que vous citez, possiblement pertinente, n'est qu'une réforme administrative qui ne devrait pas être inscrite dans les futurs manuels d'histoire. De plus, la présenter comme une victoire sur le "puissant ministère des finances" est inexact, le ministère en question n'étant pas en révolte contre le gouvernement, que je sache.


Pour votre remarque sur les titres de séjour, l'instrument de mesure étant le même, cela n'invalide pas l'observation de leur augmentation. Il reste des points qui sont difficiles : faut-il ou pas sortir de l'euro ? Si je le pense, j'admet bien volontiers que l'opinion contraire est recevable. Pour la rentrée dans l'OTAN, idem. (pour Christian Vanneste, dire qu'il ne serait pas viré est contraire aux propos de Nicolas Sarkozy lui même, cf ITW à Têtu). 


Mais j'ajoute avec plaisir dans les points positifs l'intervention dans la crise Géorgienne que vous citez, et aussi en passant l'accueil des Chrétiens d'Irak, même si d'autre pays on fait bien mieux que nous.

#21 • Marc • dimanche 22 avril 2012 à 11:52

Dans ce bilan, on aurait pu ajouter de nombreuses autres choses :

Economie / finance
- Sauvetage du secteur bancaire français, qui n'aura pas couté un sous à la France, même aura rapporté plus de 2 milliards d'euro au trésor publique, par la simple mise en place de garantie non appelées mais rémunérées, et l'octroie de prêt pour 20 milliards d'euros à 9% d'intérêt (quand la France emprunte à 3%) entièrement remboursé. Quand on voit l'état du secteur bancaire anglais, allemand, américain et espagnol, on est content du résultat.
- Plan de relance mondial concerté, une grande première, avec mise en place du G20 sous l'impulsion de la France et de son Président, évitant un crack mondialisé comme en 1929, avec des replis protectionnistes ayant mené le monde au désastre.
- Création d'un fond de soutien à la Grèce, Irlande, Espagne (certes, trop tardif à cause des atermoiement de nos cousins germains avec la douce Merkel), limitant l'effondrement de nos partenaires commerciaux, qui par ricochet aurait lessivé l'économie française déjà bien mal en point. Cette création n'était pas si aisée, demandant l'accord des 17 de la zone euro à l'unanimité des chefs de gouvernements (ce qui montre qu'il y a encore une grande souveraineté des peuples accessoirement) Remarquons que depuis le début de la crise, 2 pays ont demandé leur intégration à la zone : l'Estonie, qui est rentrée, et l'Islande, après avoir été littéralement ruinée par la crise bancaire de 2008. Il ne fait pas si mauvais d'être sous la protection de la zone euro.

Dans les grandes réformes marquant le Quinquennat ont été oubliées :
- fusion du trésor et des impôts, malgré le fait qu'il s'agissait de s'attaquer au puissant ministère des finances,
- réforme de l'organisation régionale de la santé avec la création des Agences régionales de santé (ARS), qui, en enlevant du pouvoir aux élus locaux pétris de clientélisme et d'intérêts particuliers, permet à un super préfet santé d'organiser l'offre de soin locale en redéployant intelligemment les hôpitaux, maternités, et en cassant la sacrosainte barrière entre le public et le privé.
- réforme de la carte judiciaire contre le corporatisme de la magistrature
- réforme, partielle certes, à cause des réticences trop forte du corporatisme des élus locaux, des compétences partagées entre région, département et communes, avec fin de la compétence générale pour les département et les régions et fusion des élus. Assurément, ce point sera un des enjeux clefs de la prochaine présidence, qui demandera au futur président de ne pas avoir peur d'aller contre les élus. Sarko a tout de même démontré quelque savoir faire dans ce domaine. Rappelons qu'il n'est pas des compétences de l'Etat de s'attaquer, aux termes de la constitution, au nombre de fonctionnaires des collectivités territoriales.

Armée / défense / sécurité :
- OTAN : il me semble que depuis 1966, le monde a évolué : chute de l'URSS, montée du fondamentalisme islamique, émergence de nouvelles puissances (Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud). L'attaque de la Libye a d'ailleurs démontré que la défense européenne n'était pas à niveau : sans l'intervention des navires de guerres US, les seules forces anglaises et françaises ne parvenaient pas à faire tomber Kadhafi...
- Concernant la réception de Kadhafi en grande pompe : il a été reçu par un grand nombre de chefs d'Etat européenns pour 3 raisons : récompense pour l'arrêt de ses essais nucléaires (suite à l’arraisonnement par les américains en méditerranée d'un navire pakistanais lui apportant du matériel pour enrichir de l'uranium en 2003), récompense pour les informations données à l'occident par ses services secrets, aidant à la lutte contre le terrorisme dans la région (dont AQMI - on voit à quel point aujourd'hui le sujet est sensible avec le problème malien) et aide apportée par la Libye dans la lutte contre l'immigration clandestine vers l'Europe en provenance du sud sahel.
- résolution de la crise géorgienne (prenez une carte, vous verrez que ce n'est pas si loin de l'Europe) grâce à la présidence française de l'Union Européenne,
- ouverture d'une nouvelle base militaire dans les Emirats pour positionner la France dans une région stratégique.
- loi de décristalisation des retraites des anciens combattants des troupes supplétives ayant servies sous le drapeau français pour la défense du pays (harkis et indochinois notamment qui n'ont pas eu la nationalité française).

IMMIGRATION
Développement quasi achevé (2013) du logiciel VIS permettant d'avoir un système biométrique européen et partagé, pour lutter vraiment efficacement contre l'immigration clandestine (car trouvé un clandestin n'est pas difficile, savoir d'où il vient pour le renvoyer chez lui sans donnée biométrique est simplement impossible - sinon cela fait longtemps qu'on l'aurait fait).
- Dans les chiffres avancés sur les titres de séjour, l'essentiel correspond à du renouvellement ou des visas courts séjours et non des nouvelles entrées long terme

POLITIQUE ET SOCIETE
- tentative de réforme de l'ENA (mais résistance des corporatismes, avec un décret du premier ministre annulé par le Conseil d'Ett, et une loi abrogée par le conseil constitutionnel),
- réforme constitutionnelle visant à augmenter la protection des citoyens face à l’arbitraire du législateur, avec l'introduction de la question prioritaire de constitutionnalité (utilisé par certains partis contre la publication des 500 signatures, par exemple)
- Christian Vanneste : selon l'intéressé en personne, il n'y a pas eu d'exclusion...

Bon vote !

#22 • Jean • dimanche 22 avril 2012 à 01:52

petit test rigolo aussi !

http://www.voterpourqui.fr/

#23 • Steph • samedi 21 avril 2012 à 17:47

36% Marine Le Pen au premier tour, vous y croyez ?? !
Vu ici = http://www.sondagepresidentielle.fr

#24 • JBM • samedi 21 avril 2012 à 17:46

Aussi à voir : http://www.votonscoherent.com/

#25 • JYR • samedi 21 avril 2012 à 17:45

Un site recommandé : Audace 2012 http://www.audace2012.org
Ils ont réalisé un sondage avec l'IFOP : http://www.audace2012.org/wp-content/medias/110135-Rapport.pdf
Sur les principes non négociables : http://thomasmore.wordpress.com/2012/04/13/journal-de-campagne-5-des-principes-non-negociables-i
Voter en Chrétien : http://www.citeetculture.com/article-voter-en-chretien-1-2-43175399.html

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